Nous joindre :
Webmail Blog Se connecter s’inscrire
Développement des fournisseurs Plate forme de mise en relation des PME/PMI, des grandes entreprises nationales et multinationales Profilage des entreprises Rejoignez une équipe active et impliquée pour la valorisation de vos pratiques et performances
7 septembre 2018 >> Programme Salons 2019
 
 
Formation en ligne
 
Consultation juridique
Baromètre de compétivité
Cartographie des PME
Classification des PME
 

Accueil > fr > BSTP en action > Informations utiles > Olivier DJABA scrute l’ECOSYSTEME D’APPUI FINANCIER AUX START-UPS


Olivier DJABA scrute l’ECOSYSTEME D’APPUI FINANCIER AUX START-UPS

L’ingénieur financier, banquier et consultant en finances donne les clés pour trouver des financements en dehors du circuit bancaire conventionnel

Beaucoup d’entrepreneurs accusent les banques de ne pas les soutenir dans leur activité. Au-delà des pratiques bancaires, il faut reconnaitre que cette accusation tire principalement sa source dans l’absence de chaînons dans l’écosystème ou de la méconnaissance des autres instruments. Pourtant, de nombreuses possibilités d’appui financier direct ou indirect existent pour accompagner ces promoteurs (liste non exhaustive) :
Love money (Famille) : Le promoteur doit convaincre les membres de sa famille d’investir dans son entreprise. La clarté sur l’organisation et les règles du jeu qui régiront les futures relations est utiles pour limiter les dissensions familiales ou amicales. Cela demande le changement de perception locale sur l’entreprenariat.
Incitations fiscales et douanières : L’ETAT a prévu des incitations pour encourager la création des entreprises et la promotion de l’emploi. Ces incitations peuvent représenter jusqu’à 20% du coût du projet. Elles ont accessibles aux PME. Il suffit de prendre l’attache de l’Agence de Promotion PME.
Concours de start-ups : Ces dernières années, l’Etat, les grandes entreprises et les organisations patronales ont organisé des concours en faveur des start-up avec comme prix, la possibilité de financement ou une enveloppe financière. Il y note un engouement important des concernés. Seulement, on se rend compte que beaucoup de start-ups se contentent de participer aux concours au détriment de l’implémentation de leur projet sur le terrain avec motivation principale, la recherche de la célébrité. Les promoteurs doivent comprendre que c’est l’implémentation de leur projet sur le terrain qui constitue un élément important de mobilisation des ressources. De plus en plus, les concours insistent sur l’existence du projet sur le terrain.
Subvention des prestations d’études et de conseil : Certains organismes tels que l’APME prenne en charge à un taux important, les prestations de conseil, d’études et de formation en faveur des PME. D’autres offrent des prestations de formation à des coûts réduits. C’est le cas actuel du GICAM avec le programme GERME (BIT) en faveur des entrepreneuses.
Programme étatique d’appui financier : Plusieurs programmes initiés par l’Etat permettent aux créateurs de bénéficier des appuis financiers pour leurs activités : PIAASI, FNE, FONIJ (Fonds National d’Insertion des Jeunes),… Les créateurs doivent être confiant et aborder ces programmes sans à priori. Les incubateurs localisés dans les universités publiques bénéficient d’une enveloppe pour le financement des start-ups.
Recherches des associés ou des actionnaires : La montée de la classe moyenne en Afrique constitue une opportunité non seulement par les leaders de la grande distribution mais aussi pour les créateurs en terme de mobilisation d’un nouveau type d’investisseurs : les cadres moyens et supérieurs des entreprises. Le développement de clubs d’actionnaires peut servir à orienter ces cadres dans l’investissement dans les start-ups. La promulgation de la loi sur l’OPCVM (Organisme de Placement Collectif de Valeurs Mobilières) au Cameroun va dans ce sens.

Coworking : L’adhésion à un espace de coworking permet à un créateur de start-up de minimiser les charges liées à la location d’un espace de travail ou aux travaux de secrétariat. Les Collectivités locales décentralisées peuvent jouer un rôle important en développant des espaces de coworking en faveur des créateurs en vue de développer l’entreprenariat dans leurs régions. A multiplier massivement avec les Collectivités locales décentralisées.

Sites participatifs : Ces sites aident les entrepreneurs à entrer en contact avec des particuliers prêts à investir. Ils analysent des dossiers reçus et les soumettent aux investisseurs qui peuvent soit prendre des parts du capital, faire un don, ou accorder un prêt. A développer localement.
Business Angels : Il s’agit des investisseurs qui ont une expérience dans la création des entreprises et qui s’organisent pour accompagner financièrement les créateurs de start-up. Cette expérience est encore rare dans notre environnement. Les organisations patronales devraient encourager leurs membres à se lancer dans les Business Angels. A développer localement.
Capital-risque : Pour quelques fonds installés localement, le montant minimum d’intervention constituait un obstacle à l’accès des PME. Depuis, de plus en plus des Fonds se sont installés en réduisant le plancher de leur intervention. Le principal problème rencontré est culturel, c’est-à-dire, l’acceptation de l’ingérence d’un tiers dans la gestion et l’exigence de transparence, pilule amère pour les entrepreneurs locaux. A développer par les entrepreneurs, l’ouverture de leur business à des tiers.
Etablissement financier spécialisé : Il y a des établissements financiers spécialisés dans le crédit-bail, l’affacturage et les équipements.
Crédit-fournisseur : Le promoteur doit convaincre ses principaux fournisseurs de l’accompagner en obtenant d’eux, un délai de règlement de leurs factures. La crédibilité du promoteur sera un atout.
Rémunération convertible en actions : Pour encourager les employés rémunérés faiblement au début du projet, le promoteur peut les proposer une participation dans le capital en contrepartie du travail qu’ils effectuent. La clé, c’est de réussir à vendre la vision de l’entreprise à ses collaborateurs.
NB : Dans les entreprises numériques et dans la perspective de mobiliser des investisseurs, les travaux de développement de l’application doit faire l’objet d’une valorisation financière.

 
Nos partenaires